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Le corps énergétique de l'être humain

Publié le par Le blog de Véronique

05 septembre 2012
Les corps énergétiques de l'être humain
Les corps énergétiques de l’être humain font partie intégrante de sa constitution. Ils entourent le corps physique à la manière des poupées russes. C’est à leur niveau que se situent la conscience, la pensée, l’intelligence… et l’âme. Ces corps invisibles furent longtemps du domaine du ressenti. Mais aujourd’hui les techniques modernes permettent de les retrouver, de les mesurer, de les étudier et surtout de prouver leur existence.
Les corps énergétiques font partie de la réalité invisible de l’être humain. Certaines personnes sont bien sûr capables de les voir et de les décrire : taille, couleur, position… Mais en fait, il est assez simple de les ressentir. Avec un peu de pratique, tout le monde est à même de le réaliser.
Les représentations des corps énergétiques des Saints et des Divinités, recouvrent tous les murs des lieux saints de toutes les religions du monde. Dans la religion chrétienne, ils sont symbolisés par un corps glorieux qui irradie une lumière et une - voire deux - auréoles autour de la tête. Tout ceci démontre que cette connaissance n’est pas récente et est universelle.


Les preuves des corps énergétiques
Les photographies du technicien russe Semyon Kirlian ont été les premières à objectiver la présence d’une enveloppe invisible autour du corps physique. Ces travaux ont ensuite été poursuivis ensuite par l’américaine Thelma Moss et le français George Hadjo. Depuis d’autres appareils ont été mis au point, capables de photographier l’aura ou de la reconstituer.
Ces dernières années, des instruments hypersensibles se sont développés. Ils sont capables de mesurer les énergies subtiles qui entourent les êtres humains. Par exemple, le magnétomètre SQUID[1] est capable de détecter d’infimes champs biomagnétiques. Il permet de mesurer les énergies situées autour du corps physique et qui correspondent aux enveloppes subtiles.
Ces expériences sont très importantes parce qu’elles apportent la preuve scientifique de l’existence d’enveloppes énergétiques autour de l’être humain. Elles prouvent aussi le bienfondé de la médecine énergétique.
L’Ayurvéda
Ce furent sans conteste les médecins indiens qui les premiers étudièrent et décrivirent avec précision les enveloppes subtiles du corps humain. De nombreux traités s’y rapportent. L’Ayurvéda parlent ainsi d’un concept de 5 corps ou de 5 enveloppes :
- Annamaya kosha ou corps physique.
- Pranamaya kosha ou corps de l’énergie ou corps émotionnel qui est le siège des énergies et de la vitalité.
- Manomaya kosha ou corps mental qui est le siège de l’esprit, de la pensée, de l’analyse et de la synthèse.
- Vijnanamaya kosha, est un corps encore plus subtil qui est le siège de la clairvoyance, de l’intuition et de la compréhension holistique.
- Anandamaya kosha qui est le siège de la béatitude, de la conscience, de la vérité. Il correspond à la partie externe mais aussi la plus intime de nous-mêmes.

La vision de l’Occident
Ces corps énergétiques ont été aussi décrits par d’autres érudits sous des appellations différentes. Les descriptions de Mr Marchesseau et de Mr Rolt-Wheeler sont ainsi très intéressantes et plus adaptées à notre esprit occidental. Ils explique que l’aura qui entoure le corps physique est composée de 3 corps subtils, chacune étant subdivisée en deux sous-couches :

* Le corps vital , le plus proche du corps physique, assure la pénétration et le stockage de l’énergie. Son aspect général est celui d’un œuf, dont l’envergure la plus large est celle des bras tendus. Le corps vital conditionne la forme et le fonctionnement des organes. C’est pourquoi il est aussi appelé « champ organisateur morphogénique ».
Le corps vital est formé de deux sous-couches :
- le corps éthérique, qui correspond à ce que l’on voit sur les photographies kirlian. Il stocke l’énergie. Il est aussi le « moule » du corps physique qui règle la croissance et la forme des organes.
- le corps astral ou corps des émotions, est porteur de l’imagination. Il fabrique les émotions, les impressions et les sensations.


* Le corps mental, correspond à la pensée, mais aussi à la raison et à l’intelligence. Il est en relation avec le corps spirituel lorsque la personne fait le vide mental ou pratique la méditation ce qui apporte la sagesse et la compréhension. De cette manière l’âme individuelle peut ainsi se développer. Le corps mental est divisé en 2 parties :
- Le corps du raisonnement ou bas mental qui est le siège de la joie de vivre et de la sensibilité. Il est relation avec l’inconscient.
- Le corps intuitif ou haut mental qui est le siège de la raison et de l’intelligence, mais aussi de l’intuition et de l’inspiration lorsqu’il est en relation avec le corps spirituel. C’est dans le haut mental que se développe la notion du bien, du juste et du vrai.
Le corps mental enveloppe également l’ensemble du corps astral. C’est par là qu’agissent les mauvaises pensées, les états de stress, les angoisses et les peurs qui surchargent le corps mental… Car si la personne n’a aucune maîtrise d’elle-même, le bas mental est livré à lui-même, ce qui la conduit à l’égoïsme et à la recherche de jouissance, de richesse et de pouvoir…
* le corps spirituel est constitué également de deux parties :
- Le corps spirituel proprement-dit qui est immortel. Il est le siège du super-conscient. C’est lui qui reviendrait d’incarnation en incarnation. Le corps spirituel dirige l’individu tout en le laissant libre de ses actes. Les mauvais penchants (avarice, sensualité, envie, malveillance…) empêchent son bon développement.
- L’âme encore appelée « étincelle divine » qui se crée lentement. C’est elle qui fait naître le sentiment d’amour.
Le corps spirituel enveloppe également l’ensemble du corps mental à la manière de poupées russes. Il constitue donc l’enveloppe la plus externe du corps humain.

Ces enveloppes sont colorées et fluctuantes selon l’état mental et physique. Des taches peuvent apparaître. Elles correspondent aux émotions et aux pathologies présentées par la personne. Les émotions sont reliées aux organes et aux tissus qui entrent en résonance avec elles. C’est sur ces corps subtils que se fixent les pensées émises par la personne elle-même ainsi que celles envoyées par les autres. Elles sont comme des flèches qui peuvent rester fichées dans nos corps subtiles et l’épuiser en lui faisant perdre progressivement son énergie.
L’aura est semblable à une volute de fumée entourant le corps physique qui changent sans cesse de forme, de dimension et de couleur selon les circonstances. Elle est parcourue de courants de lumière, de sortes de gerbes de feu ou d’étincelles allant en tout sens et transportant des informations d’un corps à un autre avec une grande vélocité.
Dans ces différents corps circulent l’énergie à travers les chakras, les méridiens, les nadis et la kundalini…
Dr Luc Bodin

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le corps énergétique de l'être humain

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le corps énergétique de l'être humain
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coeur de lotus

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le pouvoir des aimants

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Comment ça marche ?

Très simplement ! Lorsque le sang, liquide conducteur, circule à travers le champ magnétique engendré par les aimants au contact de la peau, il se crée des microcourants électriques (principe de la dynamo). Ceux-ci stimulent la circulation su sang, de la lymphe, des influx nerveux, améliorent les échanges chimiques et favorisent ainsi la santé des cellules.

Attention ! Le champ magnétique ne guérit pas : il aide simplement les cellules à créer un environnement optimal dans lequel le corps peut guérir lui-même.

Comment utiliser les aimants ?

C'est facile § Il suffit de les appliquer localement sur la zone douloureuse. Le choix de l'aimant dépend uniquement de la zone, de la profondeur et de l'intensité du problème. Cependant, la majorité des cas peut être traitée par des aimants ayant un champ de contact compris entre 1500 et 3000 Gauss.

Pour toutes les douleurs articulaires, musculaires, rhumatismales et inflammatoires, il est recommandé de commencer par déterminer par simple palpation l'épicentre de la douleur. Il faut alors placer de part et d'autre de ce point douloureux deux aimants en inversant les polarités, c'est-à-dire l'un face nord contre la peau et l'autre appliqué face sud. L'écart maximum est de 5 cm pour des aimants pastilles de 10 mm de diamètre et de 15 cm pour des disques de 25 mm de diamètre. Si la zone à traiter est plus étendue, il suffit d'aligner plusieurs paires d'aimants en parallèle pour la couvrir.

Exemple d'utilisation des aimants. rond noir = face nord côté peau / rond blanc = face sud côté peau

Exemple d'utilisation des aimants. rond noir = face nord côté peau / rond blanc = face sud côté peau

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la nature chez soi

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Un exemple de musique pour se détendre

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Détendez-vous...

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respirer c'est vivre...

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Quelques bons conseils (cf psycho-ressources.com/Bénédicte Flieller, Sophrologue)

“La vie d'un homme n'est que du souffle qui se rassemble. ” (Lao Tseu) Selon la définition du dictionnaire, respirer correspond à absorber et rejeter l’air destiné à entretenir la vie. C’est sans doute le concept le plus trivial, à la fois physique, mental et spirituel : si vous cessez de respirer pendant plus de cinq minutes, vous êtes mort. Et pour vous respirer c’est quoi ? Faîtes un petit micro trottoir et demandez à vos proches quelle est leur définition de respirer, vous obtiendrez à coup sur de l’étonnement, car respirer, c’est naturel, banal, on n’y pense pas alors pourquoi l’étudier ? A quoi bon en parler ? Pour ceux qui connaissent la sérénité, pour les sportifs avertis, ainsi que pour les professionnels de la gestion de stress, respirer prend une toute autre dimension : Respirer c’est la fonction vitale par excellence. Les Grecs considéraient la respiration comme le médiateur de l'âme au corps, ils nommaient la technique spirituelle supérieure de l’Inde, non pas yoga, mais “sagesse du souffle”.Pour les mystiques indiens ou les lettrés chinois c’est chose connue depuis cinq mille ans : avec la lumière et la nourriture, l’air est une source essentielle d’énergie. Il est donc possible d’augmenter considérablement notre énergie si nous respirons correctement. Une bonne respiration, c’est la vie, plus encore elle lui confère une qualité supérieure. C’est cette qualité de vie qui nous intéresse : Comme nous l’avons vu, respirer est un acte banal, que nous effectuons sans y penser. Cela s’appelle une fonction végétative .La respiration est la seule fonction vitale dépendante du système neuro-végétatif que l’homme puisse maîtriser. Participant à la régulation du système nerveux, de la circulation sanguine, la fonction respiratoire est bien entendu capitale d’un point de vue physiologique. D’un point de vue psychologique, la relation entre respiration et état émotionnel n’est plus à prouver : la vie psychique influe sur la respiration, la respiration influe sur la vie psychique. Il a été montré que lorsque le niveau d’anxiété s’élève, la fréquence respiratoire devient plus rapide et plus ample. C’est ce que l’on appelle une polypnée. Elle a pour conséquence d’aggraver la situation en majorant les symptômes anxieux (rythme cardiaque accéléré, sueurs, tremblements…) Connaître son ennemi : Les tensions, l’excès de stress, la société de consommation, le toujours plus, toujours plus vite, toujours plus haut, la surenchère de l’image publicitaire, les émotions (la colère, la peur, l’envie, la jalousie), les « blessures non résolues » contractent les muscles de notre abdomen et rendent notre respiration plus haute . L'éducation ("Tiens-toi droit!", "rentre ton ventre" "ne pleure pas"), la vie sociale modifient la respiration naturelle et profonde : elle devient thoracique et superficielle. Le manque de tonus découle, entre autres, d'une mauvaise oxygénation de l'organisme et d'une élimination insuffisante des déchets gazeux. Pour améliorer cela, il est important d'apprendre à bien respirer. En vous initiant vous aussi, vous pourrez maîtrisez vos émotions, vous retrouverez le calme dans les moments de stress Apprenons ou plutôt réapprenons à respirer avec l’abdomen, faisons de cette pratique, une pratique volontaire, consciente. Inspirez… soufflez… Emplir ses poumons d’air pour l’expulser ensuite ne suffit pas à définir une bonne respiration. Nous effectuons en moyenne 15 000 respirations par jour : cela vaut la peine d'en effectuer une partie amplement et en pleine conscience afin de profiter pleinement de ses bienfaits. En vous libérant des habitudes figées acquises au cours de votre histoire, devenez le chef d’orchestre de votre respiration et apprenez à respirer de façon consciente. Comme tout apprentissage se fait de bien meilleure manière s’il est progressif, je vous propose de pratiquer ces exercices quand tout va bien c'est-à-dire en dehors des périodes de contrariétés ou de situations de grandes tensions, petit à petit le résultat se généralisera aux situations plus difficiles. Avertissement: Si, en pratiquant les exercices de respiration décrits ci-dessous vous avez des étourdissements , sachez que ces réactions corporelles sont normales lorsqu'on n'a pas l'habitude d'une telle respiration. Un trop grand apport d'oxygène provoque un début d'hyperventilation. Ces réactions sont sans danger, mais ne persistez pas, revenez à votre respiration naturelle. 1er exercice : Prendre conscience de sa respiration Allongez vous, prenez une position la plus confortable possible, fermez les yeux. Tout simplement portez votre attention sur votre respiration. Répétez vous : « Rien à faire, juste laissez faire » Puis une fois le calme bien installé en vous, tout simplement portez votre attention sur votre respiration. Laissez la aller naturellement, et mentalement suivez le trajet de l’air de vos narines jusqu’aux poumons, de vos poumons jusqu’à vos narines, prenez bien conscience des différences de température de l’air, puis de votre corps qui bouge pendant les respirations : dilatation des narines, cage thoracique qui s’élargit, côtes qui se soulèvent, va et vient de votre abdomen. L'observation de la respiration est un des meilleurs moyens de développer l'attention au corps. 2ème exercice Respirez par le ventre Il y a deux types de respiration: thoracique et abdominale. La respiration volontaire doit être abdominale. Le haut du corps ne bouge pas et l'abdomen se gonfle et se dégonfle lentement. C'est de cette façon que respire l'être à l'état naturel. Les bébés, du reste, ont normalement une respiration abdominale. Allongez-vous, posez une main sur votre ventre, juste en dessous du nombril, et l'autre sur la poitrine, puis respirez comme vous en avez l'habitude. Vous constaterez que seule votre cage thoracique se soulève. Nous allons donc apprendre à respirer correctement avec le diaphragme, d'une façon aisée, ample et naturelle. Il est préférable de s'exercer en étant couché sur le dos, parce que dans cette position il est plus facile de relaxer la musculature abdominale . Plus tard, vous pourrez respirer avec le diaphragme en toutes circonstances, même en marchant ou en courant. Pour être vraiment à l'aise, il est souvent utile de placer un coussin sous les genoux pour diminuer la cambrure lombaire. Fermer les yeux afin de mieux vous concentrer. Avant l'exercice, prenez soin d'expirer à fond plusieurs fois en poussant quelques soupirs pour chasser les derniers restes d'air. Fermez la bouche, prenez de l’air par le nez, vous ne gonflez que le ventre, les épaules restent basses. Expiration lente et profonde en rentrant progressivement le ventre … Puis inspiration à nouveau en gonflant bien le ventre … Enfin, soufflez une dernière fois par la bouche toujours lentement, en rentrant bien le ventre…. Lorsque vous adoptez ce type de respiration, vous améliorez l'oxygénation de vos cellules et vous augmentez l'évacuation de déchets gazeux. En plus, vous régularisez votre rythme cardiaque et vous abaissez votre niveau de stress. Faites cet exercice de respiration abdominale le plus souvent possible: en voiture, en travaillant, dans une file d’attente. 3ème exercice Respiration ressource (à pratiquer une fois la respiration abdominale bien maîtrisée ) Inspirez en gonflant bien la paroi abdominale, puis retenez l’air quelques instants en formulant une courte phrase ou un mot positif (détente, calme, paix…) enfin sur le temps d’expiration, diffusez mot ou phrase….dans votre corps, dans votre mental. Je vous recommande de prendre l'habitude de respirer de cette façon car elle changera la couleur de votre vie. Pour vous habituer, je vous encourage à la pratiquer 4 à 5 fois par jour, durant 3 à 4 minutes. En dehors de ces pratiques, vous pouvez respirez de cette manière lorsque vous vous promenez dans la nature, écoutez de la musique, pratiquez un sport, regardez un film, demeurez alors sensible à l'effet que cela vous fait de respirer ainsi dans cette situation. 4 ème exercice La respiration dynamique Pour ce dernier exercice, vous êtes debout, les jambes écartées de la largeur du bassin, les pieds bien à plat sur le sol. La tête est droite, souple et les épaules sont basses. Pensez à dégrafer votre ceinture et à ouvrir votre col de chemise. Inspirez par le nez et élevez les coudes fléchis jusqu'à la hauteur des épaules. Les mains et les avant-bras sont complètement relâchés…. En expirant par la bouche, amenez les bras tendus au-dessus de la tête. Regardez vers le haut et grandissez-vous…. Inspirez par le nez en abaissant les bras sur le côté, les coudes fléchis, comme pour commencer l'exercice. Enfin sur l'expiration suivante, ramenez les bras le long du corps. Vous pouvez réaliser cet exercice 3 ou 4 fois de suite Vous êtes bien familiarisé avec ces exercices? Vous pouvez, en trois minutes, les refaire seul n'importe où et vous détendre grâce à la respiration. Félicitations ! Vous créerez ainsi un réflexe de détente instantané. Cela permet de se ressourcer de récupérer, de prendre du recul face aux tensions, de se sentir plus calme, plus serein et de développer une maîtrise de ses émotions. Pour conclure…. Calme ou haletante, profonde ou saccadée, notre respiration reflète notre état émotionnel. A l'interface du conscient et de l'inconscient, l'activité respiratoire est le meilleur moyen de se connecter à son corps. Thich Nath Hanh écrit : « Inspirant, je calme mon corps , expirant, je souris, demeurant dans l’instant présent, je reconnais toute la merveille de cet instant »….

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Mélodies des océans

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Belle écoute !

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Comment fonctionne l'égo

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par Lama Denys Teundroup

L'ego est notre fonctionnement habituel dans lequel nous construisons notre propre souffrance. Le comprendre, c'est la clé d'une approche spirituelle !

Lama Denys Teundroup est un instructeur bouddhiste français et il dirige le centre d'études bouddhiques Karma Ling ( près de Grenoble). Se fondant sur le Dharma du Bouddha il nous explique les fondements de l'ego et les méthodes qui peuvent nous en libérer sans violence.

L'ego est le " moi je ", ce sentiment d'exister comme un individu indépendant avec les relations qui dérivent de cette impression.

L'expérience d'ego est de vivre toute perception par rapport à cet objet observateur-sujet.

L'ego a une appétence fondamentale : un désir d'existence et de plaisir, qui se traduit en pulsions de possession, de rejet et d'indifférence. Ce fonctionnement se manifeste ainsi par des attitudes passionnelles d'attraction, de répulsion ou d'indifférence, développées face aux personnes, aux choses, ou aux situations auxquelles l'ego est confronté : " je " veux ce qui est bon, " je " ne veux pas ce qui est mauvais, " je " ne veut pas être exposé à ce qui m'est indifférent. Ces appétits de l'ego le font s'engager dans toutes sortes de lutte pour obtenir ce qui lui est agréable et éviter ce qui lui est désagréable.

Malheureusement et paradoxalement, au lieu d'aboutir à ses fins, sa lutte lui crée des désagréments, conditionnements et souffrances ! Ce fonctionnement de l'ego est notre conditionnement habituel dans lequel nous construisons notre propre souffrance.

Qu'est-ce que l'ego ?

Fondamentalement , l'ego n'est rien qu'une impression : ce sentiment que l'on a " d'être " et " d'avoir " un ego ne repose sur rien, c'est simplement une illusion. En effet, l'ego n'est pas " quelque chose " qui aurait une existence indépendante et autonome, c'est un processus dynamique qui, dans son fonctionnement, produit le sentiment d'individualité. C'est pourquoi l'ego est dit " vide d'existence propre " : cette impression n'existe que dans la combinaison des facteurs interdépendants qui la constituent.

La conception de l'ego

Les facteurs interdépendants qui constituent l'ego sont nombreux. Au départ, l'ego est une polarité sujet-objet dans laquelle, comme dans toute polarité, les deux pôles subsistent dans la relation qui les pose l'un par rapport à l'autre. Plus précisément, cette polarité qu'est l'ego se structure dans un processus de saisie, d'appréhension des expériences. En fait, l'esprit est fondamentalement une fonction cognitive dans laquelle vient se greffer la saisie de l'ego. Cette saisie constitutive de la polarité sujet-objet est une conception, une saisie conceptuelle. Ainsi, la conception conçoit le sujet et l'objet. Il est significatif de remarquer que " conception " exprime simultanément l'action de concevoir et celle de donner naissance. On pourrait dire : " le sujet se conçoit concevant l'objet qu'il conçoit " ! Il y a là matière à quelques paradoxes et méditations…

En tout cas, la conception est un processus qui pose le sujet et l'objet l'un par rapport à l'autre, dans la dualité sujet-objet. Cette saisie génère, au rythme de ses conceptions successives, des instants de conscience dualiste sujet-objet.

Ces instants se succèdent rapidement et font simultanément l'expérience de séries " d 'événements sujet " et " d'événements objet ". La fréquence élevée de ces événements donne l'impression d'une continuité du sujet et de continuité d'expérience, comme apparaît l'impression de mouvement continue du cinéma lorsque les images de la pellicule défilent suffisamment vite. C'est ainsi qu'apparaît l'impression de continuité du " moi-sujet " et de " ses expériences ". La " continuité-sujet ", n'ayant pas notion de la relation qui l'unit à la " continuité de ses expériences ", se vit comme indépendante.

L'impression d'ego individuel se développe, acquérant le sentiment d'être autonome et indépendant. Puis, elle s'identifie à une forme avec un nom, se dotant d'un sentiment d'identité. Le nom, ce label qui la désigne, parachève son impression d'exister et finit de réifier l'ego.

Tout ce processus constitue quelques aspects de la nature de la perception de l'ego. Décrit ainsi, cela paraît abstrait et théorique, mais c'est quelque chose qu'on découvre concrètement dans l'expérience de la méditation assise qui a ainsi un pouvoir libérateur des illusions de l'ego.

Non-violence du travail avec l'ego

Une mauvaise compréhension de la nature de l'ego peut nous faire considérer celui-ci comme un " ennemi " à détruire. Ce n'est pas la bonne attitude, d'abord parce qu'il n'y a pas à détruire quelque chose qui n'existe qu'illusoirement, mais simplement à reconnaître son illusion.

De plus, dans un tel combat, qui lutterait contre l'ego si ce n'est " moi, je " donc l'ego lui-même ? Cela reviendrait à essayer de terrasser son ombre. Plus son tente de nier l'ego ou de le combattre agressivement, plus on renforce son agitation et sa puissance. Il s'agit d'être réaliste :nier l'ego ou refuser d'avoir des passions serait illusoire.

Il ne s'agit donc pas de s'engager dans une lutte. Au lieu de résoudre les difficultés, cela les renforcerait ? mais de se réconcilier avec soi-même et d'accepter l'ego avec ses passions. Cette acceptation permet ensuite de travailler avec lui, et finalement, de le dépasser par la réalisation de sa nature.

Bien sûr, accepter l'ego et ses émotions ne signifie pas s'y complaire et abonder dans leur sens. La réconciliation avec soi-même, l'acceptation de l'ego, permet de travailler sur celui-ci. Il devient la matière première du travail non violent, non agressif, qu'est la méditation, celle-ci nous permettant de transformer nos attitudes passionnelles et finalement de les dissoudre.

Les cinq constituants de l'ego

Le Bouddha a enseigné la formation de l'ego à partir de ses cinq constituants, " skandha ", en sanscrit. On peut les expliquer comme cinq étapes. Avant la naissance de l'ego, au départ, l'esprit dans l'instant premier est le terrain fondamental de l'énergie pure non dualiste, sans connaisseur ni connu, ouvert et dégagé, sans centre, ni périphérie, comme l'espace.

La naissance de l'illusion est d'abord celle d'une différenciation : l'espace commence à être perçu, à exister comme quelque chose pour une observation qui le perçoit, une distinction naît. C'est le début de la scission sujet-objet, la naissance de la dualité. En fait, cette différenciation initiale peut se constituer par rapport à n'importe quel point de référence dans les domaines des différentes facultés sensorielles : visuelle, auditive, olfactive, gustative, tactile ou mentale. Cette référence première est appelée " forme ". C'est le premier stade de l'ego : le skandha de la forme.

Une forme visuelle est n'importe quelle représentation du domaine visuel, par exemple, l'espace indéfini mais distinct, ou un morceau d'espace délimité, un contour, une référence visible quelle qu'elle soit. Mais à ce niveau initial, c'est une expérience nue, dépouillée de concept et de tout jugement. C'est une vision toute simple et silencieuse. Une forme sonore serait une vibration avant que cette résonance ne soit reconnue, avant même que l'on ait pris par rapport à elle une position qualifiée, et avant qu'elle ait été nommée, identifiée, et qu'elle n'ait pris un sens particulier.

La seconde étape est ce qu'on appelle skandha de la sensation. Il s'agit d'une prise de position par rapport à l'expérience initiale de forme. Celle-ci est maintenant sentie comme positive, négative ou neutre. Il y a ainsi des sensations agréables, désagréables ou indifférentes. LA sensation est simplement ce positionnement, cette première impression.

La troisième étape fait intervenir l'identification. C'est-à-dire que la forme qui a été sentie est maintenant reconnue et un nom lui est donné : il y a " nomination " ou conceptualisation. La sensation prend alors un sens. C'est le skandha de la perception. A la quatrième étape, il y a une réaction devant cet objet identifié, devenu porteur d'un sens qui est suggère une action ou une réaction. Il s'instaure une relation avec cette forme sentie et identifiée. Cette relation est conditionnée par différentes tendances ou " facteurs mentaux " latents qui sont les éléments animant volonté et impulsions. C'est le skandha des formations mentales ou de la motivation.

Il y a ainsi une situation en laquelle une forme a été sentie, nommée, a acquis un sens, par rapport auquel prend place une réaction ou une action.

L'observateur, le témoin de la situation qui s'est ainsi mise en place, s'est développé et structuré dans les quatre premiers skandhas.

Sa fixation sur cette situation comme étant " son " expérience, finit de le solidifier. Il s'approprie complètement l'expérience, il en résulte un état de conscience pleinement constitué. L'ego est, et vit, dans le monde particulier qui s'est ainsi constitué et qui est devenu un état de conscience complètement organisé. C'est la cinquième étape, le skandha de la conscience.

Cette structuration de l'ego par la formation des cinq skandhas : forme, sensation, perception, motivation, et conscience, se répètent d'instant de conscience en instant de conscience.

Chacun de ses instants subsiste très brièvement puis disparaît, suivi par l'apparition d'un autre instant de conscience. A la fin de chacun de ses instants, il y a une sorte de dissolution ou de mort de l'ego et de ses constituants, et au début de chacun d'eux il y a agrégation, naissance de ceux-ci. Il y a ainsi en permanence agrégation et désagrégation de l'ego ; structuration, déstructuration et restructuration. Le phénomène se reproduit sans cesse. C'est ainsi que fonctionne l'ego. Et c'est ce processus de naissance et de mort qui constitue chaque instant de notre vie.

Lama Denys - extrait de l'ouvrage paru chez Albin Michel "Le Dharma et la vie".

Publié dans Psycho

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